30 messages testés pour démarrer une conversation sur Tinder — PDF, 9,90 €30 messages testés pour démarrer une conversation sur Tinder — PDF, 9,90 €
Les 30 messages 9,90 €

Chat et rencontre gay : les meilleures plateformes

Envie de discuter, flirter ou construire une histoire avec d’autres hommes, sans perdre de temps dans la mauvaise appli ? L’univers des chats et rencontres gay s’est élargi, entre plateformes généralistes, réseaux très sexuels et espaces plus community-friendly, chacun avec ses codes, ses avantages… et ses pièges.

Entre Grindr, Scruff, ROMEO, Taimi, Meetic Gay ou encore des solutions plus discrètes comme Gaym.com, chaque choix influence la qualité des échanges, la sécurité de vos données et même votre bien‑être mental. Les nuances entre ces plateformes frappent dès qu’on regarde de près les chiffres d’usage, la modération et la culture de chaque communauté…

Plateforme Pour quel type de rencontre ? Atout principal Idéal pour
Grindr Rencontres rapides et locales Géolocalisation ultra-précise Utilisateurs cherchant spontanéité et proximité
Hornet Échanges sociaux et rencontres Aspect réseau social inclusif Personnes voulant mêler infos LGBTQ+ et discussions
PlanetRomeo Relations variées Profils très détaillés Utilisateurs recherchant compatibilité et transparence
Blued Chat en vidéo et en direct Fonctions live très développées Fans de streaming et interactions immersives
Scruff Rencontres et voyages Fonction voyage dédiée Ceux qui voyagent souvent ou préparent un séjour

Panorama des chats et rencontres gay en ligne en 2026

Les plateformes de chat et de rencontre gay structurent aujourd’hui une grande partie de la vie sociale des hommes qui aiment les hommes. Elles facilitent l’accès à des partenaires, des amis, des plans sexe, mais aussi à des espaces de discussion plus bienveillants. La majorité des couples de même sexe se forment désormais via ces outils numériques, avec un taux estimé à près de 65 % des rencontres via applications dans certains pays occidentaux.

Les usages sont intenses et réguliers. Les utilisateurs se connectent en moyenne 8,38 fois par jour, pour environ 1,31 heure quotidienne, et jonglent avec plus de 3 applications en parallèle. La multiplicité des profils et des plateformes crée un écosystème dense où chacun cherche sa place, son type de relation et son style d’échange.

Les motivations restent très variées : recherche de sexe rapide, besoin de reconnaissance, gestion de la solitude, quête d’amitié ou envie d’une relation sérieuse. Derrière l’apparente fluidité des matchs, plusieurs enjeux se croisent : santé mentale, exposition aux discriminations, sécurité numérique, mais aussi qualité de la modération et respect de l’intimité.

Info-clé à garder en tête : un même utilisateur alterne souvent entre plusieurs plateformes selon l’humeur du moment : chat hot, recherche de couple, besoin de soutien communautaire. Le choix de l’appli influe directement sur le type d’interaction que vous obtiendrez.

Les grandes familles de plateformes gay : chat hot, rencontres sérieuses et communautés

Les services de chat et rencontre gay ne poursuivent pas tous le même objectif. Les algorithmes, le design et la culture de chaque appli orientent rapidement l’utilisateur vers certains usages plutôt que d’autres. Comprendre ces logiques aide à choisir un environnement cohérent avec ses attentes, sans s’épuiser.

On distingue trois grandes catégories fonctionnelles, qui se recoupent parfois mais restent bien différenciées dans l’expérience utilisateur : les applications orientées hookup (rencontres sexuelles rapides), les plateformes davantage tournées vers les relations construites, et les outils à dimension communautaire ou militante.

Type de plateforme Objectif principal Exemples Pour quel profil ?
Hookup / plan sexe Rencontres rapides basées sur la géolocalisation et le physique Grindr, Scruff, ROMEO, Wapo Utilisateurs recherchant des interactions immédiates, sans engagement
Relations sérieuses et durables Construction de relations romantiques, rencontres ciblées Meetic Gay, Gaym.com Hommes souhaitant une relation posée, profils plus détaillés
Communautés et réseaux sociaux LGBT+ Échanges, entraide, contenus, événements, parfois rencontres Taimi, Hornet Personnes sensibles aux enjeux communautaires, à la visibilité et aux contenus éditoriaux

Les frontières ne sont jamais totalement étanches. Certains utilisateurs se connectent à Grindr pour un plan rapide puis migrent vers Meetic Gay pour une rencontre amoureuse, tout en restant actifs sur Taimi ou Hornet pour suivre des contenus LGBT+ et des discussions de groupe.

Conseil pratique : si vous entamez une démarche de rencontre sur le long terme, limitez le nombre d’applications actives en même temps. Trois plateformes bien choisies suffisent largement pour garder de l’énergie et préserver votre santé mentale.

Grindr : la référence hookup pour chat et rencontre gay géolocalisée

Grindr reste l’une des références mondiales en matière de chat et rencontre gay. L’application revendique plus de 10 millions d’utilisateurs et environ 11 millions d’utilisateurs mensuels actifs. Son principe fondamental repose sur la géolocalisation instantanée : la grille s’actualise en permanence en fonction des hommes les plus proches de vous.

L’interface se concentre sur l’efficacité : photo, distance, quelques infos de base (âge, rôle sexuel, statut sérologique lorsqu’il est renseigné), et un chat direct. La majorité des interactions se structure autour du hookup, des plans rapides et des discussions à connotation sexuelle dès les premiers échanges, surtout aux heures de pointe du soir et en semaine.

Forces de Grindr pour le chat gay en temps réel

Grindr offre une réactivité élevée. Les messages arrivent vite, la densité d’utilisateurs simplifie les rencontres spontanées, surtout dans les grandes villes. Pour ceux qui veulent surtout des discussions coquines ou des rendez-vous rapides, l’outil fait le travail sans détour.

PartoutOù Trouver les Meilleurs Lieux de Drague en Gironde ?

La prise en main reste intuitive, le système de favoris et de blocs aide à filtrer un minimum, et les fonctionnalités payantes accentuent la visibilité et les possibilités de tri (filtres avancés, navigation sans pub, etc.). Pour un usage ponctuel ou ciblé, Grindr reste un allié efficace.

Limites : modération laxiste et vulnérabilités sur les données

Les critiques se concentrent sur deux volets : la culture de l’appli et la gestion des données personnelles. Sur le plan communautaire, de nombreux utilisateurs rapportent une tolérance forte du racisme sexuel, des remarques grossophobes, de la biphobie et des comportements liés à une masculinité toxique. La modération se révèle souvent apathique sur ces sujets.

Sur le plan de la confidentialité, plusieurs cas médiatisés ont montré des failles, notamment le partage de données sensibles comme le statut VIH à des partenaires tiers par le passé. Même si des ajustements techniques ont été annoncés, une vigilance accrue reste nécessaire lorsqu’un utilisateur partage des informations médicales ou géolocalisées.

« Sur Grindr, je rencontre vite, mais je dois rester en alerte. Entre les messages agressifs et les demandes de photos très explicites, je filtre énormément pour préserver mon bien‑être. » – Témoignage d’un utilisateur parisien de 32 ans

Point vigilance : ne renseignez jamais d’informations trop sensibles dans votre profil Grindr (adresse exacte, employeur, informations médicales complètes). Les détails se partagent uniquement avec des personnes de confiance, au bon moment.

Scruff, ROMEO, Hornet et autres gros acteurs : quelles spécificités ?

Au‑delà de Grindr, plusieurs plateformes occupent une place majeure dans l’écosystème des chats et rencontres gay. Chacune attire un profil d’utilisateurs un peu différent, avec des fonctionnalités et une ambiance qui influencent l’expérience.

Scruff : communauté internationale et profils variés

Scruff revendique environ 30 millions d’utilisateurs dans le monde. L’application attire des publics divers, avec une présence marquée de profils « bear », « muscle », mais aussi des hommes plus classiques qui cherchent une alternative à Grindr. Le design valorise des corps variés et un style souvent plus viril, ce qui séduit ceux qui se sentent moins représentés sur d’autres plateformes.

La dimension voyage reste très présente : Scruff propose des outils pour anticiper des rencontres dans une autre ville ou lors d’événements LGBT+ spécifiques. Pour un utilisateur mobile, c’est un atout concret, autant pour les plans que pour des sorties entre amis.

ROMEO (PlanetRomeo) : un historique fort dans la scène gay

ROMEO, lancé dès 2002, fait partie des anciens piliers du web gay. La plateforme compte encore environ 2 millions de membres actifs. Le service mélange des fonctionnalités proches du réseau social (profils détaillés, albums photo, forums selon les périodes) et un système de chat visant autant les rencontres rapides que les échanges plus approfondis.

ROMEO garde une base très fidèle, avec davantage de profils détaillés que sur certaines applications centrées uniquement sur le physique. Pour ceux qui apprécient les discussions plus longues et les échanges de messages avant la rencontre, ce style de plateforme représente une alternative intéressante.

Hornet : réseau social gay avec dimension éditoriale

Hornet se présente comme un réseau social gay plus qu’une simple appli de plans. Articles, actualités LGBT+, conseils santé, contenus vidéos et événements s’intègrent au fil d’actualité. Les fonctionnalités de chat et de rencontre existent, mais s’inscrivent dans un environnement éditorial et communautaire plus large.

Cette orientation favorise un climat légèrement plus bienveillant, même si les enjeux de séduction et de sexualité restent très présents. Hornet est souvent cité comme plateforme plus sécurisée que Grindr sur plusieurs aspects, notamment la modération et la lutte contre certains abus.

Astuce : si vous sentez une fatigue liée aux applis purement sexuelles, basculez progressivement vers des plateformes plus « éditoriales » comme Hornet. Les échanges conservent une dimension de drague mais s’équilibrent avec des contenus et de l’information.

Autres plateformes notables

Le paysage inclut également plusieurs autres options significatives :

  • Jack’d : applis populaire chez les hommes racisés dans certaines régions, avec une forte orientation hookup.
  • Wapo : interface simple, profils rapides, usage répandu en Europe pour les rencontres sexuelles géolocalisées.
  • Gaydar : historique dans le milieu gay, avec une bascule progressive vers des usages mobiles.
  • Surge et MaleForce : solutions plus récentes ou plus localisées, qui ciblent des niches spécifiques de la communauté.

Pour un nouvel utilisateur, l’enjeu consiste à sélectionner quelques plateformes cohérentes entre elles plutôt que de s’inscrire partout. L’objectif reste d’éviter la dispersion et le sentiment de shopping affectif permanent.

Applications gay orientées relations sérieuses : Meetic Gay, Gaym.com et consorts

Face à la prédominance des rencontres orientées sexe, une partie des utilisateurs recherche des espaces dédiés aux relations amoureuses, aux projets de couple ou aux échanges plus profonds. Plusieurs acteurs se positionnent sur ce créneau, avec des mécanismes de mise en relation plus travaillés.

Meetic Gay : la déclinaison LGBT+ d’un géant de la rencontre

Meetic propose une section dédiée aux hommes recherchant des hommes, souvent appelée Meetic Gay. La plateforme bénéficie d’une base d’utilisateurs importante, même si les chiffres précis ne sont pas communiqués. La culture de Meetic met davantage l’accent sur la compatibilité, les affinités et la qualité du profil.

Les fiches sont plus complètes que sur des applis 100 % hookup : centres d’intérêt, vision de la relation, envies de vie de couple, projets de famille. La messagerie s’inscrit dans ce cadre : moins d’ultra‑instantanéité, plus de construction progressive, même si des échanges légers et de la séduction immédiate restent possibles.

Gaym.com : un acteur en croissance sur le marché français

Gaym.com rassemble en France des dizaines de milliers d’utilisateurs actifs (donnée mesurée en décembre 2025). La plateforme obtient une note moyenne de 4,4/5 sur Trustpilot, pour 156 avis, ce qui indique un niveau de satisfaction utilisateur plutôt élevé, notamment sur la qualité des rencontres et l’ambiance globale.

Le site met en avant des outils pensés pour favoriser des échanges de meilleure qualité : profils détaillés, filtres précis, système de chat plus posé, souvent moins agressif que sur les applis de plans rapides. Les membres valorisent fréquemment la possibilité de rencontrer des hommes motivés par autre chose qu’un simple hookup anonyme.

« Sur Gaym.com, je sens moins de pression pour envoyer immédiatement des photos intimes. Les conversations durent plus longtemps et j’ai déjà construit plusieurs relations solides via le site. » – Avis d’un utilisateur trentenaire, région lyonnaise

Conseil d’usage : sur les plateformes plus orientées relation, prenez le temps de rédiger un profil détaillé et sincère. Un texte travaillé crée une vraie différence dans la qualité des réponses et limite les malentendus.

Différences structurelles avec les applis de plans

Les plateformes dédiées aux relations sérieuses se distinguent par :

  • un niveau d’engagement plus élevé : inscription souvent plus longue, tests de personnalité éventuels, abonnement payant pour accéder à toutes les fonctions ;
  • des profils plus construits : photos soignées, description argumentée, informations sur le mode de vie et les valeurs ;
  • une culture du respect davantage affirmée : moqueries, discours haineux ou comportements explicitement discriminants y sont moins tolérés, même si rien n’est parfait ;
  • un rythme de conversation moins frénétique : davantage d’échanges par message avant la rencontre en présentiel.

Cette différence de rythme et de ton influence fortement le ressenti émotionnel : on observe en général moins de sentiments de consommation mutuelle, mais aussi parfois une frustration quand les rencontres tardent à se concrétiser.

Taimi et les réseaux sociaux LGBT+ : au‑delà du simple chat de drague

Taimi incarne une nouvelle génération de plateformes associant réseau social LGBT+, fonctionnalités de dating et outils de streaming. Avec environ 15 millions d’utilisateurs actifs, le service affirme une ambition internationale et une image inclusive, adressée non seulement aux hommes gay, mais aussi aux personnes bi, trans et queer.

L’interface met en avant des fils d’actualité, des stories, des lives, des groupes thématiques et bien sûr une messagerie privée. Le chat de drague y coexiste avec des discussions militantes, des conseils santé, des partages d’expérience sur le coming out ou les discriminations.

Intérêt de ce modèle pour les rencontres gay

Ce type de plateforme élargit le cadre du simple flirt. L’utilisateur peut rencontrer des partenaires potentiels à travers des centres d’intérêt communs, une cause militante ou une communauté locale. Les relations se construisent parfois dans la durée, avec une meilleure connaissance de l’autre en amont.

Cette approche répond à un besoin fort d’appartenance communautaire, surtout chez les jeunes LGBT+ qui sortent progressivement du placard. L’accès à des modèles positifs, à des contenus pédagogiques et à des espaces de parole soutient indirectement la santé mentale.

« Sur Taimi, je ne parle pas seulement de sexe ou de rendez‑vous. Je participe à des groupes, je suis des créateurs queer, je me sens moins isolé dans ma ville moyenne. » – Témoignage d’un utilisateur de 24 ans

À retenir : pour certains, une application comme Taimi agit comme une porte d’entrée vers la communauté LGBT+, avant même la recherche active de partenaire. La dimension sociale prend souvent le dessus sur la drague pure.

Enjeux de santé mentale liés au chat et aux rencontres gay

Les données disponibles montrent un taux plus élevé de dépression chez les hommes homosexuels par rapport à la population générale. Les applications de rencontre ne créent pas ce phénomène, mais elles influencent directement la façon dont chacun gère solitude, anxiété et estime de soi.

Les motivations fréquemment exprimées pour se connecter incluent :

  • la solitude : besoin de contact, même superficiel, pour briser le sentiment d’isolement ;
  • l’anxiété et la tristesse : recherche de distraction, de validation, de réassurance ;
  • le sexe comme échappatoire : utilisation des hookups pour faire taire des émotions difficiles, au moins temporairement.

L’usage intensif (plus d’une heure par jour, multiples connexions quotidiennes) favorise la gratification instantanée, mais génère aussi un effet yo‑yo émotionnel. Un message non répondu, un blocage brutal ou un commentaire vexant déclenchent vite un sentiment de rejet ou de dévalorisation.

Réduire l’impact négatif des applis sur le moral

Plusieurs stratégies concrètes contribuent à un usage plus équilibré :

  • Fixer des temps précis de connexion plutôt que de consulter l’appli en continu.
  • Désactiver certaines notifications toxiques (par exemple, les alertes de vues de profil) pour limiter la comparaison permanente.
  • Alterner entre applis hookup et espaces communautaires plus constructifs, type Taimi ou Hornet.
  • Se rappeler que la valeur personnelle ne dépend pas du nombre de matchs, ni de la rapidité de réponse des autres.

« J’utilise encore Grindr et Scruff, mais je me connecte surtout le soir pendant une heure. Le reste du temps, je préfère investir mon énergie dans des activités hors ligne ou sur des groupes en ligne plus bienveillants. » – Utilisateur de 29 ans, Lille

Limite à connaître : si l’usage des applis aggrave nettement une dépression ou une anxiété, un accompagnement psychologique professionnel apporte un soutien précieux. Les outils numériques restent secondaires face à un suivi adapté.

Discriminations, masculinité toxique et gestion des profils

Les plateformes de chat gay reflètent les rapports de pouvoir et les préjugés présents dans la société. Plusieurs formes de discrimination se retrouvent régulièrement dans les profils et les conversations : racisme, grossophobie, rejet des corps non normés, biphobie, fétichisation ou mépris envers certaines identités de genre.

Sur de nombreuses applis, des formulations directes apparaissent dans les descriptions : « pas de gros », « pas d’efféminés », « white only ». Ces phrases renforcent la hiérarchie des corps et créent des environnements particulièrement durs pour ceux qui ne correspondent pas aux canons dominants.

La question de la masculinité toxique

Le modèle de virilité imposé sur beaucoup d’applications valorise l’invisibilisation des émotions, la musculation extrême, la froideur dans les échanges et la mise à distance de tout ce qui est perçu comme « féminin ». Ce cadre limite l’expression authentique et accentue la pression sur l’apparence.

Les conséquences apparaissent au quotidien : auto‑censure, peur d’afficher sa vulnérabilité, sur‑investissement dans le physique, recours excessif aux filtres et retouches. Certains utilisateurs se sentent en permanence en évaluation, comme sur un marché où l’on compare et où l’on classe les corps.

Conseil : remplissez votre profil selon vos propres codes, pas uniquement pour coller à ce que vous imaginez être la norme. Les rencontres de qualité se construisent souvent avec ceux qui apprécient précisément cette singularité.

Sécurité numérique et signaux d’alerte sur les applis de rencontre gay

Les risques liés aux rencontres en ligne ne se limitent pas aux désillusions sentimentales. Les plateformes de chat et rencontre gay exposent aussi leurs utilisateurs à des escroqueries, à des tentatives de chantage, à des vols de données ou à des agressions lors de rencontres physiques.

Plusieurs signaux d’alerte reviennent fréquemment dans les témoignages :

  • profil sans photo ou avec photo très floue, refus d’en envoyer de plus claire ;
  • messages sexuels immédiats sans aucune autre forme de présentation ;
  • demandes insistantes de photos intimes, rapidement dans la conversation ;
  • refus d’appel vidéo ou de toute forme de vérification d’identité ;
  • insistance pour sortir de l’application trop vite, vers des messageries moins sécurisées.

« Quand un contact refuse systématiquement tout appel vidéo et veut absolument que je lui envoie des photos très intimes, j’arrête immédiatement la conversation. Je préfère perdre une rencontre potentielle qu’exposer mon image à un usage malveillant. » – Utilisateur de 35 ans

Protéger sa vie privée et ses données

Les failles passées de certaines plateformes rappellent que la confidentialité n’est jamais totale. Le cas de Grindr et du partage de données sensibles, notamment le statut VIH, a éveillé de nombreuses inquiétudes. Même si des correctifs techniques se déploient, une prudence active s’impose.

  • Limiter les informations identifiantes : ne pas indiquer son adresse complète, son employeur exact ou des données financières.
  • Utiliser des photos où des éléments reconnaissables (badge professionnel, plaque d’immatriculation, enfants) n’apparaissent pas.
  • Éviter le partage de documents officiels (carte d’identité, passeport) via les messageries.
  • Activer l’authentification sécurisée lorsque la plateforme le propose.
Point de méthode : considérez tout ce que vous envoyez en ligne comme potentiellement duplicable. Même un interlocuteur de confiance aujourd’hui peut changer d’attitude plus tard. Gardez ce principe en tête avant chaque partage de visuel intime.

Modération, censure et différences selon les pays

La modération varie fortement d’une application à l’autre, et d’un pays à l’autre. Plusieurs services généralistes comme Meetic ou Tinder disposent en général d’une modération plus structurée, avec des équipes identifiées, des procédures de signalement et une politique plus ouverte sur la lutte contre les discours haineux.

PartoutOù Trouver les Meilleurs Spots de Drague à Bordeaux ?

À l’inverse, certains acteurs orientés hookup montrent une modération plus laxiste, notamment sur les propos racistes, grossophobes ou clairement discriminants. Grindr revient souvent dans les discussions comme exemple de tolérance excessive du racisme sexuel et de profils ouvertement insultants, même si la plateforme affiche des règles officielles contre ces comportements.

Censure et surveillance dans certains contextes politiques

Dans certains pays, les autorités exercent une pression forte sur les applications LGBT+. Des services comme Blued ou Finka ont été confrontés à des restrictions, voire à une censure plus directe, notamment en Chine. Les utilisateurs se retrouvent parfois pris entre besoin de discrétion et surveillance numérique.

Dans des régions où l’homosexualité reste criminalisée ou très stigmatisée, le simple usage d’une application de rencontre gay représente un risque. Les utilisateurs se tournent alors vers des outils chiffrés, des groupes Telegram privés ou des solutions plus discrètes, avec une extrême vigilance sur l’anonymat.

Conseil pour les contextes sensibles : en pays à risque, désactivez la géolocalisation continue, utilisez un VPN fiable et créez un profil très épuré. La sécurité physique passe avant toute autre considération de confort numérique.

Profils géographiques, rôles sexuels et dynamiques locales

Les études sur l’usage des applis montrent des variations géographiques marquées dans la manière dont les hommes se présentent et interagissent. Des villes comme Washington DC atteignent par exemple un taux de 63,6 % d’utilisation des applis chez les hommes ayant des relations avec des hommes.

On observe aussi des différences dans la répartition des rôles sexuels revendiqués (« actif », « passif », « versatile »). Certains pays affichent une majorité de profils se disant « actifs » (Afrique du Sud, Brésil, Afrique de l’Ouest), tandis que d’autres se déclarent davantage « passifs » (Vietnam, Suède, Thaïlande, Pérou, Afrique du Sud selon certains segments de population).

Ce que ces tendances changent concrètement

Dans une ville où la majorité des profils se déclarent « actifs », un utilisateur qui recherche uniquement des partenaires actifs rencontre plus de difficultés à établir des matchs réciproques. Cette dimension influence directement le taux de compatibilité perçu, surtout dans les petites villes.

Les applis adaptent parfois leurs algorithmes à ces réalités locales, en mettant en avant certains profils ou en ajustant les suggestions de contacts. Un utilisateur mobile gagnera toujours à observer ces codes implicites pour mieux comprendre les dynamiques d’un pays ou d’une région avant un voyage.

Astuce voyage : avant un séjour à l’étranger, prenez une heure pour observer la façon dont les profils se présentent sur l’appli locale dominante. Photos, ton, rôles sexuels mis en avant : ces indices facilitent des échanges plus fluides une fois sur place.

Compléter les applis par d’autres espaces de rencontre gay

Les plateformes de chat et rencontre gay ne constituent qu’un pan de la sociabilité LGBT+. De nombreux hommes combinent ces outils avec des groupes Telegram, des sites web spécialisés, des lieux physiques et des événements communautaires.

Les groupes de rencontre gay sur Telegram permettent par exemple de discuter dans des salons thématiques, parfois régionaux, parfois centrés sur un fétichisme ou une pratique particulière. La dynamique diffère des applis classiques : conversations de groupe, pseudonymes, partage de liens et organisation de sorties s’y mêlent.

Pour diversifier encore davantage les occasions, plusieurs utilisateurs combinent les applis avec des sites de rencontre gay gratuits. Ces plateformes web, accessibles sans forcément passer par une application mobile, offrent une alternative intéressante pour ceux qui préfèrent un format plus traditionnel avec messagerie interne et profils détaillés.

La vie quotidienne se nourrit aussi des lieux de rencontre gay hors ligne : bars, associations, soirées, événements sportifs LGBT+, marches des fiertés. En combinant ces différents canaux, chaque personne construit un réseau plus stable, moins dépendant d’une seule application.

Conseil global : variez vos espaces de rencontre. Un équilibre entre applis, groupes en ligne et lieux physiques limite la dépendance au virtuel et favorise des liens plus diversifiés, plus riches dans la durée.

Julie Marceau

Mardi, 18 h 30. En face de moi, un homme de 41 ans qui n'a abordé personne depuis 2019. On répète la première phrase jusqu'à ce qu'elle tienne en huit mots. On chronomètre le silence qu'il n'ose pas laisser. On décide de l'heure à laquelle il…

Donnez votre avis

Soyez le 1er à noter cet article


Partagez cet article maintenant !