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Rassurer un homme qui a peur de souffrir : nos conseils

Un homme qui a peur de souffrir ne fuit pas forcément l’amour. Il tente souvent de se protéger d’émotions qu’il ne sait pas encore apprivoiser. Derrière ses silences, ses contradictions ou sa distance, se cachent parfois des blessures bien réelles, anciennes ou réactivées par votre relation.

Comprendre ces peurs et savoir comment le rassurer sans vous perdre vous-même transforme profondément la dynamique du couple. Certaines attitudes rassurent, d’autres ravivent son anxiété. Toute la subtilité consiste à trouver ce juste équilibre…

Points clés Synthèse
Comprendre ses craintes Écouter ses expériences passées pour identifier ce qui alimente sa peur. 🤝
Réassurance émotionnelle Montrer constance, patience et intentions claires pour créer un climat sécurisant.
Communication ouverte Encourager à exprimer ses doutes sans jugement afin de réduire la pression. 💬
Actions rassurantes Instaurer un rythme progressif, valoriser les petites avancées et éviter les attentes trop élevées.

Comprendre un homme qui a peur de souffrir en amour

Rassurer un homme qui a peur de souffrir commence toujours par une compréhension fine de ce qu’il traverse. Derrière une apparente froideur ou des réactions parfois brutales, on retrouve souvent une angoisse affective intense. Elle s’exprime mal, se masque derrière l’humour, l’agacement, le retrait ou un besoin de contrôle dans la relation.

En France, environ 50% des personnes en couple se disent totalement amoureuses et 73% se déclarent totalement fidèles. Pourtant, de nombreux hommes peinent encore à se sentir en sécurité dans une relation stable. Ils ont du mal à nommer leurs émotions, à reconnaître leur peur de l’abandon ou leur crainte de ne pas être à la hauteur.

La difficulté d’un homme à exprimer sa vulnérabilité renvoie souvent à son histoire, à son éducation émotionnelle et au contexte social actuel marqué par l’incertitude. Comprendre cela change votre regard sur ses réactions. Vous cessez de prendre chaque retrait comme un désintérêt personnel et vous commencez à lire ce qui se joue en profondeur.

À garder en tête : un homme qui a peur de souffrir n’est pas forcément fuyant par nature. Il compose souvent avec des émotions intenses, une difficulté à les réguler et des croyances très ancrées sur l’amour et la vulnérabilité.

Les principales peurs émotionnelles d’un homme en relation amoureuse

Plusieurs peurs se combinent chez un homme qui redoute la souffrance affective. Les repérer vous aide à adapter votre attitude et votre manière de communiquer avec lui.

Peur d’être vulnérable émotionnellement

Beaucoup d’hommes ont appris, dès l’enfance, à se couper de leurs émotions pour avancer, « tenir le coup » ou protéger leur famille. L’idée de se montrer fragile devant une partenaire les met donc dans un inconfort intense. Ils redoutent de perdre le contrôle de leurs réactions, de se sentir honteux ou ridicules.

Résultat : au moment où la relation devient plus intime, ils se ferment, minimisent leurs ressentis, changent de sujet ou se réfugient dans l’humour. Ce réflexe de protection se ressemble beaucoup d’une personne à l’autre, mais l’intensité varie. Certains réagissent par le silence prolongé, d’autres par un besoin de distance, ce qui vous renvoie directement vers des dynamiques du type silence d’un homme amoureux.

Crainte du rejet et de la critique

La peur du rejet reste l’une des sources de souffrance les plus fréquentes. Un homme qui a déjà vécu une rupture brutale, une infidélité ou des relations dévalorisantes développe souvent une hypervigilance. Il analyse chaque message, chaque ton de voix, chaque regard pour anticiper un éventuel désintérêt.

ActualitésComprendre la dynamique des relations D/S

Dans ce contexte, une remarque banale, un délai dans la réponse à un message ou un changement de comportement ravivent immédiatement son angoisse. Il interprète alors vos faits et gestes au travers de ce prisme : « Elle va partir », « Je ne compte pas vraiment », « Je vais encore souffrir ».

« Après ma dernière rupture, je ne supportais plus l’idée de m’attacher. Le moindre silence me faisait paniquer, je devenais agressif alors que j’étais juste terrorisé à l’idée de revivre la même chose. » – Témoignage d’un lecteur

Peurs liées à l’indépendance et à la liberté personnelle

Certains hommes associent la relation de couple à une forme de perte de liberté. Ils craignent de devoir renoncer à leurs projets, à leurs amis, à leur rythme de vie. La peur de souffrir se confond alors avec la peur de se sentir enfermé ou contrôlé.

Dans ce cas, ils résistent inconsciemment à l’engagement émotionnel, retardent les décisions importantes, esquivent les discussions sur l’avenir. Ils redoutent qu’une fois engagés, ils ne puissent plus revenir en arrière sans blesser l’autre ou détruire ce qu’ils ont construit.

Faible estime de soi et peur de ne pas être à la hauteur

Une estime de soi fragile rend la relation amoureuse particulièrement déstabilisante. Un homme qui se sent « pas assez bien » anticipe l’échec. Il se compare, se critique, se juge sévèrement. L’amour devient alors un terrain d’examen permanent plutôt qu’un espace de sécurité.

Dans cette configuration, il craint autant d’être quitté que d’être réellement aimé. Être aimé l’oblige à accueillir une image de lui plus positive que celle qu’il entretient intérieurement, ce qui le déstabilise. Il risque alors de se saboter, de créer des conflits ou de se montrer distant, un fonctionnement que l’on retrouve fréquemment chez l’homme amoureux distant.

Difficulté à tolérer l’incertitude affective

La vie moderne amplifie l’incertitude : instabilité économique, télétravail, crises successives, réseaux sociaux. Plus de la moitié des personnes expriment aujourd’hui des peurs liées à la perte d’emploi, à l’inflation ou au climat. Dans ce contexte, l’amour devient parfois un refuge, parfois une source de stress supplémentaire.

Un homme déjà soumis à une forte pression professionnelle ou sociale supporte mal l’idée de ne pas savoir où va la relation. Il cherche des garanties, des certitudes absolues, des preuves constantes. Quand il ne les obtient pas, son anxiété grimpe, et sa peur de souffrir aussi. Il devient alors exigeant, suspicieux ou au contraire fuyant.

Peur de la solitude et anxiété générale

La peur de souffrir ne se réduit pas à la relation amoureuse. Certains hommes souffrent déjà d’anxiété généralisée, de troubles du sommeil ou de ruminations permanentes. Les chiffres sur les jeunes l’illustrent : environ un tiers des 11-24 ans rapportent des signes anxieux ou dépressifs, 75% jugent leur santé mentale mauvaise, 50% dorment moins de 6 heures par nuit.

Cette anxiété de fond colore la vie affective. La relation devient un enjeu vital : perdre l’autre équivaut à perdre un repère majeur. À l’inverse, s’engager revient à prendre un risque énorme pour un système déjà fragile. Ce double mouvement explique les ambivalences : « Je te veux » et « Je te repousse ».

Info utile : quand vous observez chez lui des réactions très intenses (crises d’angoisse, insomnies, attaques de panique, irritabilité marquée), l’enjeu dépasse souvent le cadre de la relation. Il s’agit d’un terrain anxieux global, qui mérite un accompagnement professionnel.

Comprendre son histoire : attachement, enfance et blessures anciennes

Un homme ne développe pas soudainement une peur de souffrir. Elle s’enracine dans son histoire affective, son environnement familial, ses expériences passées. Rassurer un homme, c’est aussi comprendre comment son passé structure ses réactions présentes.

Attachement et disponibilité émotionnelle des parents

De nombreux hommes ont grandi avec des parents physiquement présents mais émotionnellement absents, ou débordés par leurs propres difficultés (dépression, anxiété, conflits de couple). Dans ces contextes, l’enfant apprend à se débrouiller seul avec ses émotions, sans cadre rassurant pour les accueillir.

Plus tard, à l’âge adulte, ces hommes alternent souvent entre deux pôles : un besoin intense de proximité et une peur tout aussi forte d’être envahis ou blessés. La relation de couple réactive ainsi des schémas d’attachement insécure : peur de l’abandon, méfiance, jalousie, doutes permanents sur l’amour de l’autre.

Traumas, négligence et abus dans l’enfance

Les expériences traumatiques (violence verbale, humiliation, dévalorisation, climat de tension permanent, violences physiques ou sexuelles) laissent des traces profondes sur la manière de vivre l’intimité. L’enfant qui a appris à « encaisser » sans broncher devient souvent un adulte hyper-contrôlé, difficile à atteindre émotionnellement.

Face à une partenaire affectueuse, disponible, ce type d’homme se sent paradoxalement en danger. Il ne comprend pas toujours ce qu’il ressent, mais son corps envoie des signaux d’alerte : palpitations, irritabilité, besoin de fuite. Vous avez parfois la sensation de vous heurter à un mur invisible au moment où tout semble aller mieux.

« J’aimais sincèrement ma compagne, mais dès qu’elle se rapprochait trop, j’étais envahi par une angoisse inexplicable. Je me fermais, je devenais dur. Je croyais la protéger de moi, en réalité je revivais mon passé. » – Témoignage d’un homme suivi en thérapie

Événements marquants et ruptures antérieures

Un divorce parental, un déménagement répété, la perte d’un proche ou une rupture très douloureuse modèlent aussi la manière dont un homme envisage l’engagement. S’il associe l’amour à la perte, à l’humiliation ou à la trahison, il aborde toute nouvelle relation avec prudence, voire méfiance.

Le paradoxe est fréquent : plus il ressent de l’attirance et de l’attachement, plus sa peur de souffrir augmente. Vous observez alors des comportements contradictoires typiques de l’homme amoureux qui a peur : il se rapproche, puis prend ses distances, puis revient, sans toujours savoir expliquer pourquoi.

Comment reconnaître qu’un homme a peur de souffrir ?

Identifier les signes d’un homme qui a peur de souffrir vous évite de personnaliser chaque réaction. Vous cessez de vous demander ce que vous avez fait de mal et vous repérez plutôt les mécanismes de protection qu’il active.

Signes comportementaux fréquents

Voici des attitudes souvent observées chez un homme qui redoute la souffrance affective :

  • Alternance proximité / distance : périodes très fusionnelles suivies de retraits soudains.
  • Silences prolongés après une dispute ou une conversation profonde.
  • Difficulté à parler de l’avenir du couple, à se projeter ou prendre des décisions à deux.
  • Hypercontrôle émotionnel : il évite les confidences, préfère les sujets rationnels, coupe court dès que l’échange devient intime.
  • Jalousie ou méfiance alors même que vous êtes loyale et engagée.
  • Autodévalorisation : « Tu mérites mieux », « Je ne suis pas fait pour le couple ».

Ces signaux n’annoncent pas forcément la fin de la relation. Ils traduisent surtout une lutte interne entre le désir de s’attacher et la peur de souffrir.

Différencier peur de souffrir et manque d’amour

La confusion entre peur de souffrir et manque de sentiments est fréquente. Pourtant, les deux situations n’appellent pas les mêmes réponses. Pour vous aider à distinguer, voici un tableau comparatif synthétique :

Indicateurs Peur de souffrir Manque d’amour réel
Présence au quotidien Présent mais ambivalent, revient après ses retraits Présence irrégulière, se désintéresse de votre vie
Communication Évite les sujets profonds mais réagit quand vous insistez avec douceur Fuit systématiquement les discussions et minimise vos besoins
Gestes d’attention Petites attentions, gestes spontanés, inquiétude quand vous prenez vos distances Attentions rares, aucune réaction particulière si vous vous éloignez
Attitude en conflit Retrait, silence, mais volonté d’apaiser après coup Indifférence, culpabilisation, aucune remise en question
Projection Discours confus : envie d’avenir mais peur explicite de s’engager Refus clair de se projeter, discours centré sur lui uniquement
Conseil clé : regardez moins ce qu’il dit sur « l’amour en général » et davantage comment il agit concrètement avec vous au quotidien. Les actes donnent des indices plus fiables que les grandes déclarations.

Nos conseils pour rassurer un homme qui a peur de souffrir

Rassurer un homme anxieux sur le plan affectif demande de la clarté, de la constance et un cadre sécurisant. L’objectif n’est pas de le « sauver » ni de vous sacrifier, mais de lui offrir un environnement suffisamment stable pour qu’il puisse ajuster progressivement sa confiance.

Installer un climat de sécurité émotionnelle

Un homme qui a peur de souffrir observe attentivement si vous êtes une personne fiable. Il scrute la manière dont vous gérez les désaccords, les frustrations et vos propres émotions. Plus il vous perçoit stable, plus il prend le risque de s’ouvrir.

Pour renforcer ce climat de sécurité, vous pouvez :

  • Éviter les menaces de rupture à chaque conflit. La rupture reste un sujet sérieux, pas un outil de pression.
  • Maintenir un ton respectueux même lorsque vous êtes en colère. La forme compte autant que le fond.
  • Tenir vos engagements : si vous promettez quelque chose, faites-le, même dans les petits détails.
  • Reconnaître vos torts quand c’est le cas, sans basculer dans l’auto-culpabilisation.

Ce cadre répétitif et cohérent apaise peu à peu ses anticipations négatives. Il commence à intégrer que la relation ne reproduit pas automatiquement ses expériences passées.

Adopter une communication claire et apaisante

Un homme qui a peur de souffrir se sent vite envahi ou acculé quand la communication devient floue ou agressive. Viser une expression claire, posée, sans dramatisation, favorise la confiance. Concrètement :

  • Privilégiez les phrases en « je » plutôt qu’en « tu » accusateur.
  • Exprimez vos besoins plutôt que des reproches vagues : « J’ai besoin de comprendre ce que tu ressens » plutôt que « Tu ne parles jamais ».
  • Formulez des questions ouvertes au lieu d’interrogatoires : « Comment tu vis notre relation en ce moment ? ».
  • Évitez les longues scènes par message, qui nourrissent l’angoisse et les malentendus.

Vous ne cherchez pas à le forcer à parler, mais à lui offrir un espace où la parole devient possible, sans sanction ni moquerie.

Respecter ses temps de recul sans vous effacer

Beaucoup d’hommes utilisent le retrait comme stratégie pour gérer leur peur et leurs émotions : ils se mettent à distance, se concentrent sur le travail, les loisirs, les écrans. Ces moments ne sont pas forcément une remise en cause de vos sentiments, mais une tentative de reprendre pied.

Rassurer un homme dans ces phases consiste à envoyer un double message : « Je respecte ton besoin de recul » et « Je ne disparais pas ». Par exemple :

  • Lui dire clairement : « Si tu as besoin de souffler, dis-le-moi, je préfère ça au silence complet. »
  • Proposer un temps défini : « On en reparle demain soir calmement ? »
  • Entretenir un contact léger : un message bienveillant, sans pression, plutôt qu’une avalanche de notifications.

De votre côté, ces périodes de distance peuvent réveiller vos propres insécurités. Vous retrouvez là les dynamiques typiques de l’homme amoureux distant. S’appuyer sur vos ressources personnelles (amis, activités, accompagnement) vous aide à ne pas tout centrer sur lui.

Limite à poser : respecter son besoin de recul ne signifie pas accepter des silences interminables ou irrespectueux. Vous avez le droit de poser un cadre : « J’accepte que tu aies besoin de temps, mais j’ai aussi besoin d’un minimum de nouvelles. Au-delà de quelques jours sans signe, je souffre. »

Valider ses émotions sans le juger

Un homme qui craint la souffrance a souvent entendu, plus jeune, que ses émotions étaient « exagérées », « ridicules », « inutiles ». Pour se protéger, il a appris à se couper de ses ressentis ou à les rationaliser en permanence.

L’attitude la plus rassurante consiste à valider ce qu’il ressent, sans l’amplifier ni le nier. Vous pouvez dire, par exemple :

  • « Je comprends que tu aies peur après ce que tu as vécu. »
  • « Tu as le droit d’être en colère, on va juste essayer de ne pas se blesser en la partageant. »
  • « Ce que tu ressens a du sens pour toi, parlons-en tranquillement. »

Cette validation ne signifie pas que vous êtes d’accord sur tout, mais elle lui montre que ses émotions ont de la place dans la relation.

Attitudes concrètes qui rassurent un homme sur la durée

Au-delà des mots, ce sont vos attitudes répétées qui consolident la confiance. La cohérence entre vos paroles et vos comportements joue un rôle central dans le sentiment de sécurité d’un homme qui a peur de souffrir.

Montrer une présence stable et prévisible

La régularité de vos comportements rassure davantage qu’une passion intense mais chaotique. Pour un homme anxieux, la prévisibilité ne rime pas avec ennui, mais avec sécurité. Quelques leviers concrets :

  • Garder une certaine régularité dans vos contacts (appels, messages, rencontres).
  • Prévenir en cas de changement de programme, même mineur.
  • Assumer vos paroles : si vous annoncez une limite, la tenir, si vous proposez un projet, le suivre.

Avec le temps, il associe votre présence à quelque chose de solide, pas à une source permanente de surprise ou d’angoisse.

Rassurer sans surprotéger

Rassurer un homme ne signifie pas tout accepter ni vous oublier. Le surprotéger l’empêche même de grandir émotionnellement. L’enjeu consiste à trouver une posture d’alliée plutôt que de « mère » ou de « sauveuse ».

Concrètement :

  • Vous écoutez sa peur, mais vous ne renoncez pas à vos besoins fondamentaux.
  • Vous pouvez adapter votre manière de dire les choses, pas renoncer à tout ce qui vous tient à cœur.
  • Vous l’encouragez à chercher des ressources (lecture, thérapie, échanges entre amis) au lieu de prendre tout en charge à sa place.

Cette posture le responsabilise tout en lui montrant qu’il ne se retrouve pas seul face à ses difficultés.

Renforcer les moments positifs et la complicité

Un homme qui a peur de souffrir focalise souvent sur les risques, les problèmes, les tensions. Nourrir régulièrement des moments légers, joyeux et complices rééquilibre sa perception de la relation. Il voit que le lien ne se résume pas aux disputes ou aux discussions difficiles.

Quelques pistes :

  • Instaurer des « parenthèses » sans sujet lourd : sorties, activités partagées, humour.
  • Valoriser ses qualités, ses initiatives, même modestes.
  • Nommer ce que vous appréciez dans la relation, sans en faire trop, de manière sincère.

Ces ancrages positifs servent de repères lorsque la peur remonte. Il se souvient que le lien peut aussi être soutenant et agréable, pas seulement source d’inquiétude.

Ce qu’il vaut mieux éviter avec un homme qui a peur de souffrir

Certaines attitudes accentuent la peur de souffrir, même si votre intention est de le rapprocher de vous. Les repérer permet d’ajuster votre manière de réagir, surtout dans les périodes sensibles.

Pression, ultimatums et tests

Les ultimatums (« Tu choisis », « Tu décides maintenant »), les tests émotionnels (« Je ne lui écris pas, on verra bien s’il revient ») ou les menaces répétées de rupture fragilisent un homme déjà anxieux. Il se sent acculé, incompris, parfois manipulé.

ActualitésDévelopper sa maturité émotionnelle

À la longue, il associe la relation à un terrain de pression permanente. Soit il se ferme davantage, soit il finit par s’éloigner réellement, non par manque d’amour mais par épuisement émotionnel.

Surinterpréter chaque silence

Dans un couple, le silence prend vite une couleur dramatique. Pour une personne déjà inquiète, chaque non-réponse devient une preuve de désamour. Pourtant, tous les silences ne portent pas le même sens.

Un homme qui a peur de souffrir se tait parfois pour :

  • Éviter une dispute qu’il ne se sent pas capable de gérer.
  • Retrouver son calme avant de parler.
  • Trier ce qu’il ressent, mettre de l’ordre dans ses idées.

L’article dédié au silence chez l’homme amoureux approfondit ces nuances. Interroger le sens de son silence de façon directe mais calme vous apporte généralement plus de réponses que de longues suppositions.

Vous nier pour le rassurer

Se suradapter à ses peurs revient à étouffer progressivement vos propres besoins. À court terme, vous gagnez peut-être un peu de paix, mais à long terme, la frustration s’accumule. Vous prenez le risque d’exploser ou de vous éteindre dans la relation.

Une relation sécurisante ne repose pas sur le sacrifice d’un seul des partenaires. Elle se construit sur un ajustement réciproque, où chacun tient compte des limites de l’autre sans renoncer à sa propre intégrité.

Point de vigilance : si pour le rassurer, vous avez dû renoncer à votre vie sociale, à vos projets, à vos opinions, ou si vous vivez dans la peur constante de le « déclencher », la relation a basculé dans un déséquilibre. Un accompagnement extérieur peut vous aider à réajuster la situation.

Quand la peur de souffrir devient un blocage : poser un cadre clair

Dans certains cas, la peur de souffrir ne se contente pas de colorer la relation, elle l’empêche d’exister pleinement. Vous vous retrouvez dans une forme d’entre-deux permanent : ni vraiment ensemble, ni vraiment séparés. Rassurer un homme ne suffit plus, car la peur prend toute la place.

Repérer le moment où la peur domine la relation

Quelques signaux montrent que la peur structure entièrement le lien :

  • Il remet constamment en question la relation dès qu’un problème survient.
  • Il refuse systématiquement toute discussion de fond en prétextant sa peur.
  • Il utilise son passé comme justification pour tout bloquer, sans chercher de solution.
  • Vous sentez que vos besoins essentiels (respect, considération, stabilité minimale) ne sont plus respectés.

Dans ces situations, continuer à le rassurer sans cadre revient à alimenter le cercle vicieux. Vous devenez garante de son bien-être émotionnel, au détriment du vôtre.

Poser des limites et assumer vos propres besoins

La bienveillance envers ses peurs n’exclut pas la fermeté sur vos limites. Exprimer calmement ce que vous acceptez et ce que vous n’acceptez pas renforce souvent le respect mutuel.

Quelques formulations possibles :

  • « Je comprends que tu aies peur de souffrir, mais j’ai besoin d’une réponse claire sur ce que tu veux vivre avec moi. »
  • « Je peux entendre tes doutes, je ne peux pas rester dans une situation floue indéfiniment. »
  • « Je reste ouverte à avancer ensemble, mais pas au prix de mon équilibre. »

Cette clarté le confronte à un choix : s’engager progressivement dans un travail sur lui, ou reconnaître qu’il ne souhaite pas avancer. Dans les deux cas, vous sortez du flou destructeur.

Encourager un accompagnement sans forcer

Pour certains hommes, la peur de souffrir s’enracine si profondément dans l’histoire personnelle qu’un accompagnement thérapeutique s’avère utile. Vous ne pouvez pas imposer une thérapie, mais vous pouvez la suggérer comme une ressource, non comme une punition.

Par exemple :

  • « Tu as vécu beaucoup de choses difficiles, tu n’es pas obligé de les porter seul. »
  • « Parler à quelqu’un de neutre pourrait t’aider à voir la situation autrement. »
  • « Je reste là, mais je ne peux pas tout porter pour toi, j’ai besoin que tu prennes aussi soin de toi. »

Cette ouverture lui laisse la responsabilité de sa démarche, tout en lui montrant que vous ne réduisez pas sa peur à un simple « caprice ».

« Accepter de consulter m’a demandé du temps. J’avais l’impression d’avouer une faiblesse. Au final, c’est ce qui m’a permis de ne plus faire fuir toutes les femmes que j’aimais. » – Témoignage d’un homme suivi en psychothérapie

Se protéger tout en rassurant : trouver l’équilibre

Rassurer un homme qui a peur de souffrir mobilise de l’énergie, de la patience et une réelle implication émotionnelle. Pour que cette démarche reste saine, elle doit s’accompagner d’un soin équivalent porté à votre propre équilibre.

Prendre soin de vous dans la relation

Votre propre sécurité émotionnelle ne se construit pas uniquement à travers ce que l’autre vous donne. Elle repose aussi sur vos ressources personnelles, vos liens sociaux, vos activités, votre capacité à réguler vos émotions. Plus vous vous sentez solide intérieurement, moins vous vous laissez aspirer par ses peurs.

Quelques appuis utiles :

  • Entretenir vos amitiés et vos activités indépendantes.
  • Identifier vos propres peurs d’abandon ou de rejet, et la manière dont elles se rejouent dans cette relation.
  • Vous autoriser à demander un soutien extérieur (coach, thérapeute, groupe de parole).

Une relation où chacun prend soin de lui en parallèle devient plus souple. Vous n’êtes plus l’unique rempart contre sa peur, et lui n’est plus le seul garant de votre valeur.

Accepter ce que vous pouvez et ne pouvez pas changer

Vous avez une influence sur son sentiment de sécurité, mais vous ne détenez pas le pouvoir de le « guérir » entièrement. Sa peur de souffrir vient de loin, de sa famille, de ses expériences passées, du contexte social. Vous pouvez offrir un environnement rassurant, mettre des mots, poser un cadre, proposer des ressources. Vous ne pouvez pas vivre la démarche à sa place.

Reconnaître cette limite ne vous éloigne pas de lui, au contraire. Vous sortez d’une position de toute-puissance qui épuise, pour revenir à une posture plus juste : celle d’une partenaire présente, lucide, engagée, mais aussi attentive à sa propre trajectoire.

À retenir : rassurer un homme qui a peur de souffrir repose sur un double mouvement continu : lui offrir de la sécurité relationnelle et vous offrir à vous-même de la sécurité personnelle. C’est à ce croisement que la relation peut évoluer de manière plus apaisée.

Julie Marceau

Mardi, 18 h 30. En face de moi, un homme de 41 ans qui n'a abordé personne depuis 2019. On répète la première phrase jusqu'à ce qu'elle tienne en huit mots. On chronomètre le silence qu'il n'ose pas laisser. On décide de l'heure à laquelle il…

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